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vendredi 23 octobre 2009

Départ demain pour quelques jours,



préparer des livres, ceux-là peut-être, Servitude humaine et "ou que je sois encore" sûr, et dès dimanche, petit vignoble du txakuli, la mer en contrebas, s'obliger à prendre la voiture jusque là-bas, pourtant tentée par train jusqu'à la frontière puis topo, se laisser transporter, si simple et si reposant, marcher, boire des cafe con leche, manger des tortillas à pas d'heure, lire jusqu'à plus soif, rentrer jeudi, cimetières, déposer les chrysanthèmes, se recueillir.

jeudi 22 octobre 2009

Presser le pas, tiens les premières neiges, course avec les nuages, trop tard, l'averse est là, être sortie tête nue bien sûr, s'arrêter au pied des grands arbres, chuchotis de la pluie, une pluie douce, pas tout à fait l'hiver encore, du moins ce matin, lever les yeux, le ciel, sa lumière, remonter le petit raidillon, Basse Plante, place Gramont, rue Tran, un coup d'œil à gauche, vers la toute petite cour du Musée Bernadotte, une baguette tradition pas trop cuite chez Lucia, puis Edith au poisson Je suis née là dedans, ma sœur est expert-comptable mais moi autre chose, non, ses conseils, le citron offert, son sourire, elle choisit avec soin, toujours un poisson pas cher, Je vous fais votre menu ? rue Samonzet, rue Gambetta et retour, trempée comme une soupe mais rassérénée.

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mercredi 21 octobre 2009

comme à chaque commencement, une joie légère


Se promener de concert. S'arrêter, regarder, partager. Paysage mental. Forcément. Ainsi de ce numéro 8, une adresse désormais habitée de ce "pas encore". Passionnant.
Autres images, mêmes lieux. Essayer de saisir un rais de lumière. Tenter un cadre : pourquoi, parfois, ça ne rentre pas ? On aimerait pourtant. Apprendre un nouveau langage. Balbutiements. Premiers pas. Et comme à chaque commencement, une joie légère.

mardi 20 octobre 2009



rêver là, front posé contre la vitre fraîche, quiétude du matin, silence, plus belle vue de terre, de mer, de... tous les éléments réunis, de l'autre côté la bibliothèque fermée, quelqu'un visage penché vers les livres époussette, l'hiver mais le jour pointe, un sursis, ça va sonner.

lundi 19 octobre 2009

Il y a quinze jours déjà, premiers essais à la hauteur de Barthou et peu à peu, le dimanche alors que tout dort, la ville s'enguirlande. Surprise au volant de maisons illuminées jusque dans les campagnes.
Attendre le décrochage, février donc, pour retrouver les ciels limpides de l'hiver.


dimanche 18 octobre 2009

Ensiler

Sur ce tout petit champ, une ensileuse, 200 000 euros, trois remorques, 11 000 euros chacune, achetées en commun, CUMA de 100 adhérents pour, combien ont-ils dit les ensileurs pendant le repas qui a suivi, hommes avares de mots, d'autres terres à 14 heures, 100 adhérents pour 800 hectares ? Les tracteurs, environ 50 000 euros, propriété de chacun des paysans, donc sur ce tout petit champ de maïs, l'espace d'une heure, presque 400 000 euros.
Chère l'agriculture moderne.
Dernière image. L'ombre d'un chevreuil. Il s'enfuit.



vendredi 16 octobre 2009

Génération basket

... d'ailleurs, carreaux cassés, tirs mal ajustés, les autres ballons sont interdits. Le déposer près de la porte, attendre, le reprendre à la sonnerie. Oublier veste, écharpe, stylo, livre, classeur... lui, jamais.

jeudi 15 octobre 2009

Avec le curé du village. Elle est vraiment très fâchée. Le, la date suit, vous avez dit, suit le grief, une parole qui a fait mal. Il ne proteste pas. Juste un Ah ? sourcils perplexes. Puis Aujourd'hui, je ne le dirais pas comme ça.

mercredi 14 octobre 2009

"le clou"

Je n'ai pas le souvenir d'avoir souffert des mains, ils disent, mais leurs mains  tenaient fourche, pioche ou pelle. Mains calleuses, dures au mal. Aujourd'hui avant chaque entraînement ou partie de pelote, rituel des pansements, d'une fois sur l'autre, les réutiliser, colle verte pour renforcer, découper des languettes, faire adhérer, demander de l'aide, Tu tiens là, étirer, rafistoler puis abandonner la dépouille à bout de souffle sur la toile cirée... pourtant toujours une douleur, "le clou", au creux de la main. La violence du choc au moment de la frappe. Bonheur des guérisseurs, rebouteux... adresses qui s'échangent, Juxue... A ce qu'il paraît, il a transmis le don à la fille, Mauléon...  au fils, il est kiné mais c'est pas le père, le père avec les bêtes aussi il était terrible...bonheur surtout de la version contemporaine, les ostéopathes. Consulter pour un même diagnostic, arrêter de jouer... au moins un temps, mais pas question. Plutôt serrer les dents et cogner.

mardi 13 octobre 2009

"Stop au virus de la grippe"

Rassurer. Réunir. Expliquer. Mines de circonstance.

 
 








 Se moucher dans le coude, ne plus s'embrasser. Se laver souvent.

Des mesures seraient prises : on avait déjà enlevé l'essuie-mains, puis son support, ajouté un distributeur de savon liquide, punaisé des conseils et on attendait le soufflant.

Quant bonheur de s'éclabousser par les chaudes journées d'automne, on oublierait.

lundi 12 octobre 2009

Cri

Tronçonneuse. Elle rugit, il gémit, puis un cri, il s'effondre. Sidération. On le pleure, il fait souche.

samedi 10 octobre 2009

On est étranger à l'endroit où l'on est né. Là seulement il est possible de savoir qu'il n'existe pas de terre de retour.
Erri de Luca

vendredi 9 octobre 2009

Peut-être

Accrochée à un clou, (la) veste. Palto(a). Et si la vieille langue avait emprunté, puis gardé, paletot à la jeune qui l'abandonne peu à peu ? Palto, "e" mangé, à la parisienne.

jeudi 8 octobre 2009

boucherie

aussi, fermée.

... l'autre du côté de l'Orbieu.

mercredi 7 octobre 2009

conversation

Empiler les enrubannés pour gagner de la place mais la pince pour empiler, même achetée à plusieurs, son coût ?
Repas de cousins, lui Ces quarante dernières années on a augmenté de presque un tiers les surfaces exploitables, il se rengorge... oui... en défrichant les fougeraies pas trop pentues... mais non, pas à cause des subventions, les subventions c'est fini, avec les lisiers, plus besoin de fougère, c'est tout. Un blanc, puis inquisiteur Tu travailles à l'aménagement du territoire ?... Non ? et de se tourner illico vers l'autre voisine.

mardi 6 octobre 2009

Il y a bien longtemps, sans doute à Apostrophes, rencontre Georges Charpak, Pierre-Gilles de Gennes , le premier "Je parle chinois, mais quand je parle, les chinois ne me comprennent pas" admiration puis surprise déçue du second "Oui, grand, blond, je suis tellement différent d'eux qu'ils n'imaginent pas que je puisse parler leur langue."
Et si c'était précisément cela, penser l'autre différent et seulement différent, qui court-circuitait tout accès à lui.
Tenter de l'expliquer, s'embrouiller un peu, sourires gentiment railleurs, tu réfléchis trop, piquée mais du coup avoir retenu ce moment.

lundi 5 octobre 2009



Le savoir quelque part, se rappeler sa couleur, le chercher, s'étonner de le retrouver aussi vite, avoir oublié le reste, des bribes juste, l'arrivée par la poste, le réconfort d' une parole tenue, des andalous, compagnons de chemin, effacés pourtant prénom, silhouette et visage. Présence du livre. Juste.

vendredi 2 octobre 2009

Les vitres des fenêtres grillagées, la lumière qui glisse à travers, quelle forme dessine-t-elle au sol ? J'entends ton pas dans les longs couloirs déserts. La question du temps arrêté. Comment en rendre compte ? Des forces contradictoires sont toujours en jeu. Le détail fait partie d'un tout. Je me souviens de ce lieu où je n'ai jamais été. Matières facilement malléables, leurs formes se modifient aisément, sans pour autant perdre leur identité. C'est plutôt la juxtaposition de ces objets, leur accumulation improbable qui, par la masse, opère glissement de sens. Le temps peut être considéré comme une sorte de dilatation du mouvement, un échéancier imperceptible où la dimension temporelle s'estime et se calcule en journées ou en semaines. Figer le temps entre deux mouvements, faire émerger les choses. Réussir à faire partager ces impressions n'a rien d'évident. Une nouvelle forme d'équilibre entre le mouvement et sa suspension dans le temps, entre le vide et le plein. Écho d'un rêve éveillé.

écrit par Pierre Ménard, dans le cadre du projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.

jeudi 1 octobre 2009

Salle des casiers

Casiers vides, stores baissés, il y a trois mois, l'année dernière.
Force de l'habitude, à nouveau, passer là avant de commencer sa journée, glisser machinalement la main, ceux qui ferment à clé et ceux qui laissent ouvert, prélever bulletin de salaire, papiers à transmettre, spécimen offerts par les maisons d'édition ou annonce de réunions, jeter un coup d'œil, couloir, s'avancer vers l'autre salle, brouhaha des voix avant la sonnerie, se fondre dans cet univers.