Rechercher dans ce blog

vendredi 24 décembre 2010

Granja près du marché Santa Caterina

granja près du marché santa Caterina, Barcelone
toute petite, un peu tassée mais le verbe haut "à chaque fois qu'on prend une gélule il paraît qu'on perd dix minutes de vie" et défi d'un éclat de rire avant d'en avaler une série.
Me prendre en photo...? Moi... ? sourire ravi Je me souviens d'un photographe, il m'avait expliqué qu'il fallait au minimum deux heures, le temps de se détendre, pour réussir un portrait... elle s'agite Demain matin ? ... peut-être, je ne sais pas... un peu de ménage...  me préparer le repas et la matinée a passé... c'est que je suis née en 29...

vendredi 17 décembre 2010

Installation (1)

il ne fera plus signe
mort d'une vanité,
 ils se préparent
 installation
abattre,
 tronçonneuse et tracteur, ballet assourdissant,
 curée pour
 un balcon en forêt

jeudi 16 décembre 2010

                     tôt le matin,
livrer


mercredi 15 décembre 2010

prie-dieu

prie-dieu
se souvenir de l'église du bourg, regarder, nez à hauteur des postérieurs des femmes, les hommes sont dans les galeries,se taire, écouter, le chantre... soulever le clapet, initiales de la famille, s'agenouiller, tourner la chaise dans l'autre sens, s'asseoir, "peredikua" le sermon, et à chaque changement raclements, claquements sur les dalles "Tu les aimes plus que moi ces chaises... quand je me suis mariée ici, j'ai pas pensé à en apporter une, eh ! bien, je puis te dire qu'on me l'a bien fait sentir..." oui, au pauvres, le fond et les sièges de fortune, des bancs où s'entasser

mardi 14 décembre 2010

parc du château, un chemin familier, une voie sûre

lundi 13 décembre 2010

Paris, un rêve d'alors, la tour Eiffel, en évidence, trophée d'une équipée, voyage de noces des plus riches sinon "Pampelune à cent kilomètres de la lune", ou témoin d'années laborieuses, jeunes filles placées "bonnes à tout faire", réunir trousseau et pécule, au bout le "joli mariage", un paysan et une terre.

dimanche 12 décembre 2010

phrase fanal

"L'ennui est l'oiseau qui couve l'œuf de la réflexion" aurait dit Walter Benjamin, pas d'autre référence dans mon vieux cahier de citations, je ne m'embarrassais pas alors de relever la source, deux, trois clics aujourd'hui et et le texte sort du chapeau, merveille que de vivre cette croisée de chemins-là,
 
"Observant que l'art du conteur consiste pour moitié à savoir rapporter une histoire sans y mêler d'explication, Benjamin formule en ces termes la règle principale du conte :
L'extraordinaire, le merveilleux se trouve raconté avec la plus grande précision, mais le contexte psychologique de l'action n'est pas imposé au lecteur. Celui-ci est laissé libre de s'expliquer la chose comme il l'entend, et le récit acquiert de la sorte une amplitude que n'a pas l'information.
Concernant la supériorité du conte sur l'information, Benjamin fournit l'exemple suivant, emprunté aux Histoires d'Hérodote :
Il s'agit du roi d'Egypte Psamménite. Lorsque celui-ci eut été vaincu et fait prisonnier par le roi des Perses Cambyse, ce dernier résolut d'humilier le captif. Il donna l'ordre de le placer sur le chemin que devait suivre le cortège triomphal des Perses. Et, de plus, il fit en sorte que le prisonnier pût voir sa fille, réduite à l'état de servante, allant à la fontaine avec une cruche. Alors que tous les Egyptiens, à ce spectacle, se plaignaient et se lamentaient, Psamménite seul ne disait mot et restait immobile, les yeux cloués au sol ; et voyant peu après son fils qu'on emmenait au supplice avec le cortège, il ne bougea pas davantage. Mais lorsqu'il reconnut ensuite, dans les rangs des prisonniers, un de ses serviteurs, un vieillard misérable, alors il se frappa la tête avec les poings et présenta tous les signes de la désolation la plus profonde.
Hérodote raconte ; il n'explique pas. Ainsi rapportés, les faits conservent un caractère étonnant, sur quoi le temps n'a pas de prise. L'interprétation demeure ouverte. Chacun de nous, tour à tour, s'y essaiera, à la mesure des raisons que lui dicte son entente propre.(...)
Contrairement à n'importe quelle information, qui n'a de valeur que dans l'instant où elle est nouvelle, note Benjamin, ce récit venu de l'ancienne Egypte demeure en tout cas encore capable, après des milliers d'années, de nous étonner et de nous donner à réfléchir. Il ressemble à ces graines enfermées hermétiquement pendant des millénaires dans les chambres des pyramides, et qui ont conservé jusqu'à aujourd'hui leur pouvoir germinatif.
Rendu frappant par sa pudique concision, ce type de récit s'impose d'autant plus durablement à la mémoire qu'il laisse à son auditeur ou à son lecteur le soin de tirer, relativement aux faits rapportés, et à la lumière de son expérience propre, la leçon qui éclaire et approfondit cette dernière. Autrui devient ainsi dépositaire d'un précipité d'expérience que, par la suite, il aura sans doute envie de transmettre. A ce titre, autrui saura prendre le relais du conteur, par là maintenir ouvert le possible d'une sagesse qui, bien qu'héritée du passé, requiert chaque fois d'être questionnée aujourd'hui comme si c'était la première fois.
(...) De façon paradoxale, Benjamin invoque ici la vertu de l'ennui. L'ennui, dit-il, est l'oiseau de rêve qui couve l'œuf de l'expérience. Il ne niche pas dans les villes, où il n'est plus d'activités qui soient intimement liées à l'ennui, mais à la campagne, du moins la campagne d'antan, dédiée à la vie lente, aux longs travaux, poursuivis le soir, à la veillée. Tandis que l'on filait, dévidait et tissait, le conteur, en miroir, filait, dévidait et tissait des histoires. En vertu de cette disposition spéculaire, favorable à l'écoute et à la communion des esprits, la mémoire collective s'entretissait. La relève du conteur se trouvait naturellement assurée.
Benjamin conclut ce tableau, d'apparence passéiste, par quelques lignes d'explicitation, qui, nouant et dénouant le fil de la métaphore, éclairent la valence symbolique du propos :
L'art de raconter des histoires est toujours l'art de reprendre celles qu'on a entendues, et celui-ci se perd, dès lors que les histoires ne sont plus conservées en mémoire. Il se perd, parce qu'on ne file plus et qu'on ne tisse plus en les écoutant. Plus l'auditeur s'oublie lui-même, plus les mots qu'il entend s'inscrivent profondément en lui. Lorsque le rythme du travail l'occupe tout entier, il prête l'oreille aux histoires de telle façon que lui échoit naturellement le don de les raconter à son tour. Ainsi donc se noue le filet où repose le don de raconter. Il se défait aujourd'hui par tous les bouts, après qu'il a été assemblé, voici plusieurs milliers d'années, dans la sphère des plus anciennes formes d'artisanat."

samedi 11 décembre 2010

On dirait le sud...


Place Saint-Louis de Gonzague
Un peu maigrelet certes mais un arbre pour la place à réhabiliter. On ne va pas toujours faire la fine bouche. Comme un petit air d'Italie. Ici aussi, rêver le sud.

vendredi 10 décembre 2010

ne pas déranger, elle couve

jeudi 9 décembre 2010

Le parc du château, la grande allée qui conduit au château, le château. Mère penchée sur son enfant. Deux cents mètres encore. Il se dégage et s'élance.
 Longtemps, elle l'accompagne du regard. Il ne se retourne pas.

mercredi 8 décembre 2010

Il vit là, seul. Karlos zaharran etxea, la maison du célibataire.

mardi 7 décembre 2010

Chapelle d'Haranbeltz

Chapelle d'Haranbeltz, en allant de Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port,  prendre un petit chemin sur la droite et c'est là.
Une chapelle dédiée à Saint Nicolas, pas d'évêque ou de chanoine ce 5 décembre, une messe toute simple, le curé d'ici, son basque précis et fluide, des fidèles du village d'Ostabat et d'Amikuze, chants, ferveur et poids du temps à l'œuvre, la porte est restée ouverte, il fait froid, quelques va-et-vient sous le porche et même des flash... sans doute pour la série "Autochtones se livrant à la prière".
trois ans de rénovation, Mais, oui... pas de problème pour quelques photos, le reste de l'année, il faut demander la clef à l'une des quatre fermes voisines
 se reconnaître de cette histoire-là
et dans les images offertes, naïves et gauches, l'enfance. Une source et un réconfort.

lundi 6 décembre 2010

Ils seront prêts pour Noël, éponges, insémination artificielle et à douze kilos par camions entiers, en route pour l'Espagne. Les autres, les quand-elles-veulent avec bélier ensuite.
Les entendre, cette émotion qui étreint, il y aurait donc de l'immuable ? c'est le soir, elles se précipitent, bêlements, courses et cavalcades, on se cherche, on se retrouve,  mangeoires pleines, paille fraîche, le silence se fait peu à peu.

dimanche 5 décembre 2010

Journal Sud Ouest du 4 décembre 2010










 Par Sylvain Cottin s.cottin@sudouest.fr

Tonnay-Charente (17) : expulsé de la maison de retraite, il se suicide

Profitant d'un séjour à l'hôpital, la direction avait changé la serrure du studio de cet homme de 85 ans. S'en suivront trois semaines d'errances tragiques parmi des foyers pour SDF

 prétextant une mesure conservatoire, jamais le personnel de la maison de  retraite ne lui rendra ses vêtements ni ses effets personnels (photo S.C.)

prétextant une mesure conservatoire, jamais le personnel de la maison de retraite ne lui rendra ses vêtements ni ses effets personnels (photo S.C.)

Alors bien sûr, Roger D. avait encore du caractère.  Et un gros caractère, même, si l’on en juge par le long bras de fer que ce vieil homme de 85 ans poursuivait avec le directeur de cette maison de retraite dont il jugeait les prestations indignes de sa facture. Voilà donc ce qui aura accéléré sa perte, provoqué sa déchéance, et finalement son suicide, le 16 octobre dernier à l‘ombre d‘un petit studio proche de la gare SNCF de Rochefort.
Quelques jours plus tôt, rentrant d’une lourde intervention chirurgicale à l’hôpital, le vieillard était brutalement mis au pied du mur et à la porte d'un logement dont la serrure avait entre temps été changée. Puisqu’il refuse de payer son loyer - alors qu'il en a les moyens - cette fois il doit quitter les lieux, le somme aussitôt le directeur des Résidentiels, cet établissement installé dans les faubourgs rochefortais de Tonnay-Charente (17). Au-delà d’un sens de l‘hospitalité pour le moins sévère, le procédé révèle surtout aujourd'hui une expulsion menée au mépris des lois et qui, selon nos informations, a depuis déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Profondément blessé
A la rue, Roger D. est vite recueilli par une patrouille de police qui le conduit dans le foyer d’urgence pour SDF de Rochefort.  Élégant et beau parleur, l‘ancien commercial ne supporte pas ce qu’il considère comme une humiliation. "Il s’est senti profondément blessé, et il n’avait en effet rien à faire ici", raconte un membre de l'équipe d'accueil. "Dès le lendemain il a d’ailleurs préféré se payer une petite chambre d’hôtel plutôt que de rester mêlé aux marginaux. Sauf qu’il y a fait un malaise en pleine nuit, et que le patron, inquiet, nous l’a renvoyé."
Trois semaines d'une errance d’autant plus malheureuse que, prétextant une mesure conservatoire, jamais le personnel de la maison de retraite ne lui rendra ses vêtements ni ses effets personnels. Ironie d'un sort décidément bien triste, c'est le jour même de sa mort qu'un commando de travailleurs sociaux avaient prévu de les récupérer, de gré ou de force.
"Je quitte enfin ce monde"
Alerté et ému par le sort de ce grand-père allant et venant simplement vêtu d’une chemise et d’un pantalon de jogging, le centre d'action sociale  de la ville finira tout de même par lui trouver un petit studio. C’est ici, en avalant plusieurs boîtes de médicaments, que Roger D. met pourtant fin à ses jours au  lendemain de son arrivée. Sur la table, ce mot : "Aujourd’hui, j’ai 85 ans et neuf mois. Je quitte enfin ce monde."  La veille, parmi le véritable agenda de ministre dans lequel il consignait chacune de ses humeurs, le vieil homme qualifiait encore les Résidentiels de "couloir de la mort à supprimer" Une peine qu’il s’appliquera hélas à lui même quelques heures plus tard, et dans l’anonymat quasi général, un demi siècle après avoir rompu tout lien avec ses enfants.
S'il reconnait désormais n’avoir "pas fait que des choses tout à fait logiques», le directeur de la maison de retraite plaide malgré tout la négligence plus que la maltraitance. Joint hier par téléphone, Alain Brunet assure ne pas avoir jeté Roger D. à la rue." Nous lui avons d'abord proposé de nous payer deux ou trois nuits dans l'une de nos chambres en attendant qu'il régularise sa situation. Comme il a refusé, nous avons dû appeler la police et la gendarmerie. Et si nous n'avons pas vraiment respecté à la lettre la procédure d'expulsion, c'est uniquement par méconnaissance. Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé, ce n'était évidemment pas le but recherché."
Le procureur de la République pourrait malgré tout bientôt décider de le poursuivre pour "délaissement de personne".

vendredi 3 décembre 2010

On a passé le balai, repoussé la chaise, tout est en ordre, un regard encore, on ne reviendra plus.

jeudi 2 décembre 2010

marché du samedi

onze heures, le sac de provisions se fait lourd, hésiter à se charger d'un bouquet, regarder quand même, les fleurs sont rares, et soudain l'aviser tout petit, coincé entre ceux de houx,  des boutons de rose, le montrer du doigt, interroger du regard... ?  Trois euros... Pas donné doit dire mon visage, un blanc, puis comme à regret, Les dernières de mon jardin tant de tendresse dans la voix, se maudire alors pour l'âpreté de cet échange, oui, parfois, ferrailler pour cinquante centimes, et sourire, marché conclu, il s'active, ôte quelques épines, s'agirait pas que je me blesse  mon jardin ?... à Monein... se penche, sort du papier journal, un effort, se redresse ah ! y faut s'efforcer... ce matin avec ce temps je serais bien resté au lit... trousse les fleurs mais je me suis fait ma gymnastique à ma manière dans le lit,  et hop ! dans la voiture, le regarder, dans les soixante-quinze-ans, habillé pour la ville, chemise à carreaux, pull en V Le houx ? il a plaisir à parler,  y va pas durer... peut-être une semaine à se taire ensuite, non...pas à cause du vent et de la pluie... c'est les oiseaux qui mangent les boules quelqu'un demande six œufs et me chasse, le bouquet change de mains, le bouquet, des paroles... bribes d'histoire. Sans prix.

mercredi 1 décembre 2010

lire une copie et arrêt, Pour élucider le mystère, il décida de sécher la nuit étrangeté du raccourci, rêver aux  nuits d'encre,  nuits de veille, sombres et blanches qui s'écoulent, autant de sources à tarir

mardi 30 novembre 2010

il a plu,

de la boue,
une vache est passée, une trace fait signe

lundi 29 novembre 2010

le sang goutte encore

dimanche 28 novembre 2010

billet 400,

Naissance



je comptais marquer une pause, mais dates, anniversaires et commémorations en tous genres n'ont jamais été mon fort, alors le 400 c'était il y a quelques jours et distraite, je l'ai laissé filer.

Désir pourtant d'exprimer mon étonnement, je n'imaginais pas que je m'obstinerais ainsi, accumulation de riens, répétitions et à mon tour "Porter témoignage, lutter contre le néant qui nous balaiera", pas moins, que c'était noble ! je grince un peu, pourtant c'était ça mon idée mais bien sûr toujours autre chose qui se joue. Un rendez-vous avec la surprise de ce qui sera posé peut-être.

Désir aussi d'exprimer ma gratitude à François Bon et son Petit Journal, une fenêtre généreusement ouverte, des mois avant d'y risquer quelques mots sibyllins, puis toujours via Tiers livre, rencontre de Bernard G, site Chambre 315, qu'est devenu le beau texte Trois livres qui m'avait alors émue ?

Patient, il saura m'encourager :

31/08/08 la chambre 315 est le havre pour quelque temps encore, rien qui presse (...)
pour le blog, ai eu même hésitation (j'ai souri, je m'en souviens, de cette humilité) : mais, savez-vous, cela vient "en marchant" - on commence, on essaye, et le matériau s'accumule de lui-même - et il n'est pas forcément dévoilement
20/09/08 mais pourquoi fichtre ne bloguez-vous pas ? on aurait plaisir à vous suivre... et la situation serait plus symétrique!

et celui-ci, le dernier "on sent la transition venir"...
21/09/10 pas d'inquiétude pour le chemin, c'est juste qu'il est perpendiculaire à la rivière... ensuite on suit les champs, mais un sentier accompagne l'eau - le vent était plus froid aujourd'hui, on sent la transition venir

achat d'un petit appareil photo numérique (mon premier appareil photo !), manie inoffensive et quête passionnée, ne surtout rien entreprendre à l'heure où les jours raccourcissent, donc quelques mois encore, et le 15 mars 2009, à mon tour de goûter à la "fosse à bitume"... quand tout le monde migre vers Face Book !

Enfin dire aussi ma surprise émerveillée, incroyable ! dans l'immensité de la toile, des lecteurs, une poignée de lecteurs m'ont  trouvée.

Des humains, d'autres humains, une vraie douceur.

samedi 27 novembre 2010

beth ceu de Pau

 Première goutte de pluie, ou est-ce de la neige, du grésil, un vent froid, pas de doute c'est l'hiver, tentée de faire demi-tour  mais une telle lumière, sommets qui s'embrasent, le reste noyé d'ombre... continuer sur le Boulevard, au bout, la grille du château,  le parc. Moment où rentrer ou continuer revient au même.

Paysages avec figures absentes Philippe Jaccottet
"Il faudrait parler plutôt parler d'un poudroiement de feu, d'une ouverture et aussi d'une ascension, d'une transfiguration, frôlant ainsi sans cesse des idées religieuses, quand les frôler seulement est déjà trop ; car c'est cela, et c'est toujours autre chose encore. Car ce sont les choses qui sont telles, terre et ciel, nuées, sillons, broussailles, étoiles ; ce sont les choses seules qui se transfigurent, n'étant absolument pas des symboles, étant le monde où l'on respire, où l'on meurt quand le souffle n'en peut plus".

vendredi 26 novembre 2010

Enfant d'enfants de l'après guerre.

"Mon mari a toujours peur de manquer alors quand il fait les courses je suis obligée de lui faire la liste de ce qu'il ne doit pas acheter, sucre, café, pâtes..."
Souvenirs de buffets où les paquets de sucre en morceaux occupaient une pleine étagère, où l'on rendait visite à la famille paketa ekin (avec le paquet), un paquet de café, un paquet de sucre et une plaque de chocolat, parfois une bouteille de Dubonnet ou de Cinzanno, puis on soupesait le tout, ne pas gêner en en faisant trop mais ne pas avoir l'air près de ses sous ou dans le besoin non plus, on hésitait encore, réfléchissait Et eux qu'avaient-ils apporté quand ils étaient venus ? on cherchait encore, enlevait l'un, ajoutait l'autre, un subtil équilibre. Les fleurs ou le gâteau-de-chez-le-pâtissier, c'était venu plus tard. Comme l'idée même d'avoir des amis. Jusque là on avait eu les voisins et la famille.

jeudi 25 novembre 2010

mercredi 24 novembre 2010

on lui rendait parfois visite,

il marmonnait "Kafé xorta bat ? Un peu de café ?" puis  il s'empressait, petite casserole émaillée, tasses ébréchés, coup de torchon sur la toile cirée, la conversation s'étiolait, son chien, sa radio et tant de solitude, monosyllabes, on remontait en voiture "Izan pixkorPortez-vous bien, c'était quand la dernière fois

mardi 23 novembre 2010

l'ancienne étable,


on ne détruit pas, on garde, ça peut toujours servir,
 67, nouvelle étable extension de la précédente, du semi-lisier,
fin des années 80, encore une étable, un autre bâtiment, stabulation libre, elles portent des bottes.

lundi 22 novembre 2010

réparer les filets
bien se couvrir, il ne fait pas si chaud "aire mehe bat", se caler le dos,

chausser les lunettes et au travail
Lekeitio
 d'autres regardent.