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dimanche 14 janvier 2018

2 janvier, Lannemezan, buffet de la gare

"tu verras on y mange bien et pour pas cher ", il a raison, assiette copieuse, salade, saumon, crevettes, poularde farcie, la patronne, elle fait aussi le service, avec fierté "on a servi presque deux cents repas le soir du réveillon", il poursuit "c'est aussi ici que s'arrêtent les femmes de prisonnier en sortant du train et ils sont sympa, peut-être de travailler en famille", et de fait très vite après, à la table à côté, deux jeunes femmes et trois enfants, sept, huit ans à tout casser pour le plus âgé, elles déballent le repas, sandwichs à la tortilla sortis du papier alu et partagés, des chips, à boire, les enfants d'abord, un café, un seul, commandé au bar, déjà si cher de se déplacer, un accent râpeux, on tend l'oreille, oui, le basque de l'autre côté, songer qu'elles commencent l'année ainsi, une visite à la prison, on aimerait soudain partager sa belle assiette copieuse, leur souhaiter des jours meilleurs, les enfants galopent dans la grande salle, courses-poursuites entre les tables, sous les bancs, sur les bancs, taquinent le chien de la maison, un cabotin qui prend des mines, ils sont chez eux ici, leurs rires aux éclats, les mères veillent du coin de l’œil, des enfants, une insouciance, ils grandissent

1 commentaire:

  1. ça met du baume au cœur , cette solidarité, cette empathie qui fait si souvent défaut aujourd'hui

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